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Malheur aux vaincus
C’est bien connu, on trouve les plus beaux specimens de criminels de guerre chez les vaincus. L’Histoire est écrite par les vainqueurs qui s’attribuent logiquement l’habit de lumière du héros justicier. Quant au peuple défait, il fournira les seconds rôles sans lesquels le vaillant soldat de la liberté n’aurait personne à expédier ad patres, sous les hourras d’une Union Sacrée avide de sang impur.
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Liberté conditionnelle
« Que chacun prenne ses responsabilités et tire les conséquences ! » : ce genre de formule surgelée, vous l’entendez répéter chaque jour, aussi bien par un premier secrétaire du Parti Socialiste à court d’arguments que par un footballeur de l’équipe de France à court de neurones. Il faut dire que la langue de bois a des vertus que n’ont pas les autres idiomes internationaux – grec ancien, latin, français, anglais – et dont la première est la facilité avec laquelle on s’y forme. Elle offre un autre intérêt appréciable en livrant des phrases prêtes à l’emploi, ce qui dispense donc du…
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Programmes d’été
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L’été, vous l’avez constaté si vous avez la télé, les programmes proposés sont aussi alléchants qu’une purée sans sel accompagnant un Cordon Bleu mal décongelé. Eh bien, ici c’est pareil : l’activité est réduite, ou pour être exact, elle est encore plus réduite qu’en temps normal. Puisque vous n’avez rien d’autre à faire, en ce moment, que de réfléchir à la tenue que vous allez porter à Paris-Plage, vous pouvez bien prendre le temps de regarder ces vidéos. Autrement, j’aurais pu gagner deux minutes en m’abstenant de publier ce simulacre de billet.
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Aux gros mots, les grands remèdes
Ceux qui pensent que le foot est un sport se trompent lourdement : c’est une religion. En France, le chiffre des pratiquants parmi les footballeurs ne dépasse pas, comme chez les catholiques, les 10%. Mais l’incompétence dans l’un ou l’autre domaine – pensons à Caroline Fourest – n’empêchera pas le vulgum pecus de se croire apte à donner des leçons aux personnes formées. C’est donc en vertu de cette prétention largement répandue que je me permets de proposer ma panoplie de réformes pour sauver l’équipe de France. La mise en œuvre de ces quelques mesures saurait remettre, à coup sûr,…
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Osez la séduction !
La politique, croyez-moi, ça ne s’improvise pas. C’est un art bien trop complexe pour des gens comme vous et moi, surtout vous. Car il faut savoir conjuguer culture générale, intelligence, aisance gestuelle, bronzage, et tout. J’en veux pour preuve cette prestation époustouflante d’un futur – ancien maintenant – président de la Vème République qui, en l’espace d’une minute, se mit dans la poche la jeunesse entière du pays pour plusieurs décennies.
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De Charybde en Scylla
Le féminisme, c’est quoi, au juste ? Personne ne sait trop, en vérité. Car celles qui s’en réclament n’ont pas toutes le même panthéon. Si le combat jadis mené par les Suffragettes force mon respect, j’avoue que celui des « tricoteuses » ne m’emballe pas autant. La stratégie fonctionne ainsi, d’ailleurs : aujourd’hui, les militantes les plus véhémentes essaient de nous faire croire qu’il n’est pas possible d’exercer le moindre tri au sein de tout ce qui fut l’objet des revendications féministes : c’est tout ou rien. Beaucoup estiment que l’avortement légalisé participe du même mouvement que le droit de vote…
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Commedia dell’arte
Reprenant l’expression de son collègue envoyé spécial à Cannes, le présentateur du Soir 3 vient d’évoquer ce documentaire, présenté au Festival, et qui montre comment Sylvio Berlusconi se serait servi des effets d’un tremblement de terre pour « redorer son image » (sic). On appréciera, au passage, la maestria vocabulaire de ceux qui sont devenus nos maîtres à penser… Quant au film en question – Draquila – c’est la version spaghetti d’un documentaire de Michael Moore : un montage savant de séquences censé convaincre le spectateur du caractère définitivement maléfique du Président du Conseil italien. S’agit-il d’une œuvre journalistique ou artistique…
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Hommage (ou presque)
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Figure emblématique du courant traditionaliste, l’abbé de Nantes est mort il y a quelques mois, en laissant derrière lui une communauté – parfois perçue comme une secte – de fidèles dont beaucoup manifestaient – et continuent de le faire – une « nantolâtrie » qui semble avoir triomphé de leur libre-arbitre. Avant même la fin du dernier Concile, il avait commencé à dénoncer l’apostasie – selon lui – réalisée par les Pères conciliaires. Il y dénonçait une nouvelle religion dans laquelle le culte de l’homme remplaçait celui consacré à Dieu ainsi qu’une conversion à un relativisme influencé par l’air du temps. Abordés pendant Vatican…
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Hans Küng : une foi pas très catholique
Hans Küng est fatigué. Et fatigant, du coup. Les vitupérations qu’il répète en boucle, depuis des lustres, contre Rome ressemblent de plus en plus au crincrin produit par un vieux disque rayé. Pensant – comme beaucoup – que, répétées suffisamment, des inepties en deviennent des vérités, il vient d’écrire une Lettre ouverte aux évêques catholiques du monde, que les médias amis du Progrès ont trouvée fort intéressante et absolument conforme à leur credo humaniste et démocratique. L’ennui, c’est que venant d’un « théologien », ladite lettre manque cruellement d’arguments probants. Puisqu’il fut « expert » – nous rappelle-t-on – au Concile Vatican II, Küng…
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On refait le match ?
Depuis le temps que ça nous pendait au nez, c’est arrivé : le pays vient de sombrer sous le joug socialo-écolo-communiste. L’Armée Rouge, les ballets roses et le flower power sont à nos portes, galvanisant des hordes de moujiks hirsutes et dépenaillés, bien décidés à égorger nos fils et nos compagnes, et pire, à relever les minima sociaux de 3%. Habituellement, après chacune de leurs cuisantes défaites, les représentants de la Gôche promettent – en faisant faisant fi du verdict des urnes – un « troisième tour social » consistant, en gros, à envoyer leurs sbires de la FIDL, de l’UNEF, de…
